|
| |
|
|
 |
|
|
|

|
|
|
|
|
Twain, Shania, née Eileen Rogers Edwards, chanteuse de musique country
(Windsor, Ont., 28 août 1965). Deuxième d'une famille de cinq enfants, Twain
est élevée à Timmins (Ontario) par sa mère Sharon et par Jerry, son
beau-père ojibwé. Ils l'initient à la musique country, ce qui l'amène dès
l'âge de huit ans à commencer à chanter en public. Ses principales sources
d'inspiration lorsqu'elle est adolescente sont les chanteurs à succès de la
bande AM, comme The Carpenters, Dolly Parton et Linda Ronstadt.
Les parents de Twain meurent dans un accident de la
route lorsqu'elle a 21 ans, et elle subvient aux besoins de ses frères et
soeurs en travaillant dans l'équipe d'animation d'une villégiature situé à
Huntsville, en Ontario. Elle prend le prénom de Shania (un mot ojibwé qui
signifie « j'arrive »), signe avec Mercury Records en 1991 et déménage à
Nashville un an plus tard. Son premier album, Shania Twain (1993),
récolte un succès sans prétention.
En 1993, Twain commence à travailler avec le
producteur de musique rock Robert John « Mutt » Lange (Def Leppard, Michael
Bolton, Bryan ADAMS). Les deux se marient en décembre de la même année.
L'album The Woman in Me (1995), qu'elle compose avec Lange et qu'il
produit, est un habile hybride country-pop qui s'adresse tant au grand
public qu'à celui de Nashville et dont on vend plus de 7 millions
d'exemplaires. Supportées par la diffusion de vidéoclips, les chansons
I'm Outta Here, Any Man of Mine, The Woman in Me et
Whose Bed Have Your Boots Been Under sont alors numéro 1 au Canada et
aux États-Unis. L'album remporte un Grammy en 1996 pour le meilleur album de
musique country, et Twain est élue artiste de l'année par ses fans canadiens
lors des PRIX JUNOde 1996. The Woman in Me a réalisé des ventes de
plus de 11 millions d'exemplaires.
En 1996, Twain engage le gérant Jon Landau de Los
Angeles, surtout connu pour avoir dirigé la carrière de Bruce Springsteen.
L'expérience internationale de Landau porte fruit avec la mise en marché
dynamique de l'album Come On Over (1997) en Europe et sur d'autres
marchés outremer. L'album connaît un succès immédiat auprès des amateurs
américains et les chansons Don't Be Stupid et You're Still The One
connaissent un succès notable. En 1998, elle remporte le Juno de la
chanteuse country de l'année. Twain entreprend une première grande tournée
en 1998-1999 au cours de laquelle elle se produit dans les grands stades de
l'Amérique du Nord, la plupart du temps à guichet fermé. En 2000, au cours
de la cérémonie des Grammy, elle se voit remettre un prix pour la meilleure
chanson country (Come On Over) et un autre pour la meilleure
performance vocale country - interprète féminine (Man! I Feel Like A
Woman). La même année, l'Academy of Country Music Awards lui remet le
prix de l'artiste professionnelle de l'anné.
En 2000, Twain et Lange quittent leur maison dans
le Nord de l'état de New York pour un manoir du XVIIIe siècle au bord du lac
Genève, en Suisse. Le 12 août 2001, elle donne naissance à un fils, Eja.
Alors que les ventes internationales de Come on Over dépassent les 34
millions, la maison de disques de Twain signale qu'elle prévoit la sortie
d'un quatrième album en novembre 2002. Up! est une coproduction Twain
et Lange, qui se partagent également la composition.
Cet ensemble de deux CD contient des
interprétations pop (« version rouge ») et country (« version verte ») de 19
titres; une « version bleue », influencée par la musique de l'Inde, est
disponible dans certains pays d'Europe et d'Asie. Dans la première semaine
suivant sa sortie, Up! atteint le sommet des palmarès canadien et
américain. Plus d'un million d'exemplaires sont vendus. Les morceaux « I'm
Gonna Getcha Good » et « Forever and for Always », entre autres, connaissent
un succès foudroyant sur les radios de toutes tendances. En juillet 2003,
une nouvelle tournée internationale débute par des concerts en plein air en
Irlande et au Hyde Park, à Londres. Auteur JEFF BATEMAN |
|
|
|
|
En
1996, trois des interprètes les plus célèbres de musique populaire, de rock
et de musique country sont des femmes. Qui plus est, Céline DION, Alanis
MORISSETTE et Shania TWAIN sont des Canadiennes. Non seulement sont-elles
des vedettes dans leur propre pays, mais elles jouissent d'une célébrité
internationale, elles récoltent de nombreux prix et leurs disques se vendent
par millions. Leurs réalisations exceptionnelles constituent des victoires
symboliques auxquelles l'industrie musicale canadienne aspire depuis
l'adoption, il y a 25 ans, de la loi controversée exigeant que les émissions
de radio et de télévision aient un niveau minimum de contenu canadien afin
de stimuler l'épanouissement de la musique populaire au pays.
Si Dion, Morissette et Twain représentent bien le
genre de succès international dont les médias canadiens se sont toujours
servis pour évaluer la réussite des artistes d'ici, il n'en reste pas moins
que, au milieu des années 90, d'autres interprètes jouissent d'une
popularité sans précédent dans leur propre pays sans nécessairement avoir le
même succès à l'étranger. De plus, grâce à des enregistrements produits et
commercialisés par des maisons indépendantes, d'autres réalisations
s'imposent à l'échelle régionale et contribuent à changer les pratiques
d'enregistrement de musique populaire tout en renforçant les différences
culturelles régionales aussi bien que l'identité de la musique canadienne.
Ces trois jalons dans l'évolution confirment
l'existence d'un vedettariat canadien et l'avènement d'une industrie
financièrement autonome qui semble avoir enfin surmonté des décennies de
difficultés de croissance dans le sillage d'abord du rock-and-roll et, en
1971, de la mise en vigueur des règlements sur le contenu canadien. |
|
|
|

source .thecanadianencyclopedia.com
L'Encyclopédie canadienne © 2005 Fondation Historica du Canada |
|
|